Lectures

Un jour, lors d’une conférence, un père Jésuite racontait un événement qui l’avait profondément bouleversé. Alors qu’il était en mission au Rwanda, durant la guerre civile, il a vu au loin une petite fille qui gravissait péniblement une montagne, en portant un colis pesant et encombrant. Arrivé près d’elle, il constata avec émotion qu’elle transportait le corps d’un petit garçon gravement blessé. Alors il a dit à la petite fille : « C’est un fardeau bien lourd que tu portes ! » Et la petite fille a répondu: « Non, monsieur, ce n’est pas un fardeau, c’est mon p’tit frère. » La réponse de la fillette au père Jésuite fait écho à l’invitation de Jésus dans l’évangile de ce dimanche : « Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car… mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »

Au temps de Jésus on savait bien ce que c’était un joug : une pièce de bois, lourde et solide, qui attachait deux animaux pour labourer une terre. Ils conjuguaient ainsi leurs forces et le plus puissant des deux animaux supportait le plus faible. « Prendre le joug » était, au temps de Jésus, une façon imagée pour parler de l’accompagnement, d’une alliance, d’un partenariat « gagnant-gagnant ». Dans cette optique, l’invitation que le Christ nous lance en ce dimanche, c’est de nous aider à marcher sur le chemin de la vie dans une relation dont nous n’avons rien à perdre et tout à gagner.

L’amour peut motiver des gestes audacieux et courageux comme celui de la petite fille du Rwanda. L’Amour de Dieu est capable d’infiniment plus grand et merveilleux. Alors,  n’hésitons pas à accepter l’invitation du Christ. Cette semaine, faisons route avec lui dans les moments de prière que nous nous accorderons, dans les personnes qui croiseront notre regard et dans les événements que nous serons appelés à vivre. Bonne route, bonnes vacances !

Lise et Yvan, coanimateurs responsables de la paroisse

Évangile du 14e dimanche du temps ordinaire


13e dimanche du temps ordinaire

La communauté chrétienne dont l’évangéliste Matthieu avait la charge était située à Jérusalem, la ville même qui a vu mourir Jésus sur la croix. Avec les années, les autorités religieuses ont commencé à considérer la présence des chrétiens dans la ville comme une véritable menace pour le judaïsme. Ils ont alors exclu les chrétiens hors des murs de la ville de Jérusalem, un peu comme on le faisait autrefois avec les lépreux : on ne fréquentait pas les lépreux, on ne fréquentait pas les chrétiens. Témoigner de sa foi dans ce contexte difficile, c’était parfois risquer sa vie. On comprend mieux alors que certains chrétiens cherchaient à se faire discrets, à ne pas trop remuer la poussière. À première vue, cette page de l’évangile de Matthieu est une succession de paroles de Jésus qui paraissent décousues et sans lien entre elles. Mais, pour qui sait lire entre les lignes, on découvre au contraire qu’il s’agit d’un seul et même appel : celui des choix nécessaires pour rester fidèles à l’Évangile.

Tous les temps de persécution provoquent des drames et leur lot de tragédies. Des choix très difficiles s’imposent alors : faire comme tout le monde ou demeurer fidèle à ses convictions. Même en dehors d’un contexte de persécutions violentes, nous savons bien que c’est en famille et avec les amis les plus proches qu’il est souvent le plus difficile de témoigner de notre foi, de nos convictions. Et parfois, malheureusement, de véritables déchirures peuvent se produire au sein même de la famille.

Un jour, saint Paul a résumé merveilleusement bien cet appel du Christ à rester ferme dans la foi par une formule-choc dont lui seul a la recette : « Être saisi par le Christ ». Il est là peut-être, le lien entre toutes les paroles de Jésus : « Être saisi par le Christ » comme un coup de foudre, comme un feu intérieur qui inspire tous les renoncements pour demeurer fidèle à l’évangile, comme une lumière qui éclaire nos valeurs et nos choix au quotidien. À nous tous qui avons été saisis par le Christ : prêtres, religieux et religieuses, diacres, laïcs, hommes et femmes, n’hésitons pas, cette semaine, à suivre le Christ qui nous fera signe sur la route des vacances.

Bonne semaine !

Lise et Yvan, coanimateurs responsables de la paroisse

Évangile du 13e dimanche du temps ordinaire


12e dimanche du temps ordinaire

Lorsque Matthieu rédige son évangile, environ 40 ans après la mort et la résurrection de Jésus, voilà déjà plusieurs années que les communautés chrétiennes vivent ce que Jésus annonce aux apôtres dans l’évangile de ce dimanche. Partout les communautés chrétiennes vivent de grandes difficultés : Pierre et Paul sont mis à mort et beaucoup d’autres ont reçu des coups, ont comparu devant les tribunaux ou ont subi le même sort que Pierre et Paul. Les premières communautés s’interrogent : pourquoi tant de souffrance, pourquoi tant d’acharnement ? Matthieu a eu la sagesse de regrouper plusieurs paroles de Jésus prononcées dans différentes occasions et qui ont toutes en commun la difficulté de vivre sa foi. C’est dans les paroles de Jésus qu’il a trouvé les mots qu’il fallait pour inviter les siens à l’espérance, à l’audace et au courage.

Aujourd’hui, heureusement, nous ne sommes pas dans la même situation que les premières communautés chrétiennes. Nous vivons dans un pays où il y a liberté de culte, liberté de presse et liberté de penser. Mais, ça ne veut pas dire pour autant qu’il soit facile de témoigner de notre foi. La société québécoise est maintenant une société totalement sécularisée. La neutralité est maintenant une valeur inscrite dans nos chartes. Comment, dans ce contexte, est-il possible de vivre notre foi, notre appartenance à Jésus Christ et à son Église ? Il y a une façon très à la mode de vivre sa foi et qui a pour mot d’ordre le respect. Tout le monde s’entend bien sur cette noble valeur. Malheureusement, trop souvent, cette façon de vivre sa foi se transforme petit à petit en silence. Pour ne pas déplaire aux membres de ma famille, à mes collègues de travail et à mes amis, je ne parle jamais des valeurs chrétiennes qui guident ma vie et encore moins de la personne et du message de Jésus. Quand nous vivons notre foi dans ce respect silencieux, oui nous respectons tout le monde… mais est-ce que nous sommes encore chrétiens ?

Lors d’une homélie prononcée en 2019, le pape François disait : « L’Église n’a pas besoin de bureaucrates et de fonctionnaires appliqués, mais de missionnaires passionnés. Ne nous laissons pas freiner par la peur et par le calcul. Dépassons les murs et les barrières pour marcher aussi sur des routes humaines encore inexplorées ou inconfortables. » L’évangile nous rappelle aujourd’hui que nous n’avons pas à craindre celui qui peut tuer le corps, mais plutôt celui qui peut tuer l’âme, car le vrai danger vient de celui qui peut tuer notre dynamisme et notre confiance. Le danger vient de celui qui peut nous faire douter de nous-mêmes et douter de l’Amour de Dieu. Qui dira Dieu à notre monde, à nos enfants et à nos
petits-enfants si nous nous taisons ? Il ne s’agit pas ici de partir en croisade et de tordre les bras de quiconque, il s’agit simplement, quand l’occasion se présente, de dire à ceux et celles qui nous entourent que le Christ éclaire notre vie, qu’il éclaire nos valeurs et nos choix au quotidien. Alors, ne craignons pas, osons le dialogue respectueux ! Bonne semaine !

Lise et Yvan, coanimateurs responsables de la paroisse

Évangile du 12e dimanche du temps ordinaire


Dimanche de la fête du Saint-Sacrement

En ce dimanche du 14 juin 2020, la Liturgie de l’Église nous présente la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ, longtemps appelée Fête Dieu. Il peut paraître curieux de souligner une fête sur l’eucharistie alors que tous les dimanches, en temps normal, l’eucharistie rassemble les chrétiennes et les chrétiens. La réponse à cette curiosité se trouve dans l’Histoire de notre Église : la longue marche des croyants et des croyantes que nous sommes. La fête que nous soulignons aujourd’hui a pris naissance au Moyen Âge, vers les années 1300. Avec la montée du protestantisme, l’Église catholique subissait alors beaucoup de pression, car chez nos frères protestants, on développait une théologie voulant que le Christ fût tout aussi présent sinon plus, dans la Parole que dans le Pain eucharistique. L’Église catholique a voulu contrer cette idée naissante en réaffirmant haut et fort la présence absolue et totale du Christ dans le pain et dans le vin consacrés. Une coutume a alors pris naissance : on exposait le pain consacré à la vue des fidèles dans un ostensoir en forme de lune ou de soleil. On a même commencé à sortir le Saint-Sacrement dans les rues. Il n’en fallait pas plus pour que le pape officialise ce qui se faisait déjà en instituant la Fête Dieu au calendrier liturgique : la fête du Saint-Sacrement du
Corps et du Sang du Christ.

Malheureusement, dans la tourmente avec nos frères protestants, l’Église catholique a graduellement développé une théologie de l’eucharistie qui s’éloignait de ses origines. Avec le temps, elle a développé une théologie fortement axée sur l’adoration au détriment d’une théologie sur le repas. Petit à petit, l’Église a interdit aux fidèles le droit de regarder directement le pain consacré et même de le toucher. On interdisait aussi à des personnes de rang social inférieur le droit de consommé le pain eucharistique.

Heureusement, l’Esprit Saint ignore les frontières entre les catholiques et les protestants, car l’Esprit souffle où il veut et quand il veut ! Avec le Concile Vatican II, l’Église catholique a réaffirmé haut et fort les deux tables de la présence totale et absolue du Christ : la table de la Parole et la table du Pain, renouant ainsi avec une théologie de l’eucharistie orientée sur le repas : le rassemblement où tous sont invités et appelés à jouer un rôle important.

La longue marche de l’Église n’est pas terminée, elle se continue avec nous aujourd’hui. Il serait bon de relire la belle catéchèse que saint Paul nous donne dans la 2e lecture, car il a le don de nous ramener les deux pieds sur terre au sujet de l’eucharistie. Il rappelle que l’eucharistie, avant d’être une action de grâce, un merci qui monte vers le Seigneur, doit d’abord et avant tout être un signe tangible de fraternité, de solidarité et de communion pour ceux et celles qui y participent. Oui, le Ressuscité est totalement et absolument présent sous le signe du Pain et du Vin. L’histoire de notre Église nous apprend aussi qu’il est totalement et absolument présent dans la Parole partagée et méditée. Il sera aussi présent et vivant dans les personnes qui croiseront notre route cette semaine et dans les événements que nous serons appelés à vivre à la maison, à l’école comme au travail.
Bonne fête du Saint-Sacrement, bonne Fête Dieu !

Lise et Yvan, coanimateurs responsables de la paroisse

Lectures du dimanche de la fête du Saint-Sacrement


Concernant le délicat sujet de « la Vie après la mort », soit la vie éternelle, une très belle allégorie que cette conversation de jumeaux pas encore nés.

Bébé 1 : Et toi, tu crois qu’il y a une vie après l’accouchement ?

Bébé 2 : Bien sûr. C’est évident que la vie après l’accouchement existe. Pour le moment, nous vivons ici dans l’utérus pour prendre des forces et nous préparer à ce qui nous attend dans l’autre monde, après l’accouchement.

Bébé 1:  Tout ça, c’est insensé. Selon moi il n’y a rien après l’accouchement ! D’ailleurs, à quoi ressemblerait une vie hors de l’utérus ???

Bébé 2 : Eh bien, il se dit beaucoup de choses à propos de « l’autre côté »… On dit que, là-bas, il y a beaucoup de lumière, beaucoup de joie et d’émotions, des milliers de choses à faire, d’expériences à vivre… Par exemple, il paraît que là-bas on va manger avec notre bouche.

Bébé 1 : Mais c’est n’importe quoi ! Nous avons un cordon ombilical et c’est par là qu’on se nourrit. Tout le monde le sait. On ne se nourrit pas par la bouche ! Et, bien sûr, personne n’est jamais revenu dans l’utérus pour témoigner de ce qui se passe après l’accouchement. Donc, tout ce qu’on raconte, ce sont des balivernes. La vie se termine tout simplement à l’accouchement. C’est comme ça, il faut l’accepter.

Bébé 2 : Et bien, permets-moi de penser autrement. C’est sûr, je ne sais pas exactement à quoi cette vie après l’accouchement va ressembler, et je ne peux rien te prouver. Mais j’aime croire que, dans la vie qui vient, nous verrons notre maman et elle prendra soin de nous.

Bébé 1 : « Maman » ? Tu veux dire que, sans l’avoir vue, tu crois en « maman » ? Ah et dis-moi, si elle existe, où se trouve-t-elle en ce moment?

Bébé 2 : Mais elle est partout, autour de nous ! Nous vivons en elle, nous sommes faits d’elle et c’est grâce à elle que nous vivons. Sans elle, nous ne serions pas là.

Bébé 1 : C’est absurde ! Je n’ai jamais vu aucune maman et donc pour moi c’est évident, elle n’existe pas !

Bébé 2 : Je ne suis pas d’accord avec ton point de vue car parfois, lorsque tout devient calme, on peut l’entendre parler ou chanter. Et, sans la voir, on peut sentir sa présence quand elle caresse notre monde. Je suis bien ici mais je suis certain que notre Vraie vie va commencer après l’accouchement, dans l’autre monde qui nous attend…

Source de cet article : Auteur inconnu. Publié le 17/11/2014 sur la page Facebook «Océan de Bonheur».


Un jour, un catéchète a posé une question à des enfants de 7 ans. « D’après vous, où est Dieu ? » Un premier lève la main et dit d’une voix assurée : « Dieu est au Ciel ». Un deuxième dit : « Dieu est dans mon coeur ». Un autre lève la main et dit d’une façon convaincante : « Dieu est dans la salle de bain ». Un peu surpris par cette réponse, le catéchète demande à l’enfant pourquoi il pense que Dieu est dans la salle de bain. L’enfant répond : « Parce que tous les matins, mon père frappe à la porte de la salle de bain et dit : « Bon Dieu, t’es encore là ! » Bien que la réponse de l’enfant nous fasse sourire, quelles réponses aurions-nous si on posait la même question aux gens de la rue ? Peut-être aurions-nous des réponses aussi
surprenantes ! Et si on nous demandait qui est Dieu ? Quelle serait notre réponse ?

En ce dimanche, la Liturgie de l’Église nous présente Dieu sous le vocable de Sainte Trinité. C’est vers la fin du Moyen Âge, en 1334 que le pape Jean 22, par la volonté populaire, institua la fête de la Sainte Trinité, Dieu en trois personnes : Père, Fils et Esprit. Curieusement, nulle part dans la bible ni dans les enseignements de Jésus on peut lire que Dieu est Trinité. Par contre, le Père, le Fils, et l’Esprit sont souvent évoqués. Fait intéressant, la foi en la Trinité est l’aboutissement d’une longue réflexion des premiers siècles du christianisme.

Cette marche de la foi n’est pas terminée. On pourrait ensemble écrire un nouveau chapitre et décerner le nom de Saintes Relations à notre Dieu, car le Dieu révélé par Jésus est un Dieu de relations. Il est d’abord relation à l’intérieur de sa propre identité de Dieu puisqu’il est Père, Fils et Esprit. À son image et à sa ressemblance, nous sommes pétris de multiples relations. Tout ce que nous sommes, nous le devons à nos innombrables relations. Nous sommes nés d’une relation amoureuse, nous nous développons dans des relations familiales et nous nous épanouissons dans des relations amicales, fraternelles et conjugales. Alors que nous sortons peu à peu d’un temps de confinement, nous mesurons à quel point les relations, les rassemblements, le coude à coude nous manquent. De ce Dieu Relations, saint Jean écrira un jour qu’il est aussi Amour, car l’amour ne peut se vivre et se partager tout seul, il se vit nécessairement en communion, en relation avec les autres.

La fête de la Sainte Trinité nous rappelle que certaines vérités de foi révélées par Jésus ont pris des siècles pour mûrir et se développer et que cette marche n’est pas terminée, elle se poursuit encore aujourd’hui dans la communauté des croyants et des croyantes. Et pour vous, qui est Dieu ? Bonne fête de la Sainte Trinité !

Lise et Yvan, coanimateurs responsables de la paroisse

Lectures du dimanche de la Sainte Trinité


Nous voici rendus au terme du Temps pascal et la Liturgie de l’Église nous invite à faire mémoire de la fête de la Pentecôte : fête du don de l’Esprit saint à l’humanité. Encore une fois, la Liturgie nous présente deux textes, deux façons radicalement différentes de faire écho de cet événement extraordinaire. D’une part, l’évangéliste Luc, auteur du Livre des Actes des apôtres, utilise un style plus théâtral : le vent violent et le feu sont des images et des symboles qu’il puise à même l’Ancien Testament pour bien se faire comprendre de ses contemporains. D’autre part, saint Jean, dans l’Évangile, se fait plus mystique, plus « intériorisant » en utilisant l’image du Souffle pour parler du don de l’Esprit. Pour qui sait lire entre les lignes, les deux textes font écho de la situation d’une Église naissante qui s’agrandit, se diversifie et qui doit s’adapter à de nouvelles cultures et de langues différentes. L’Église qui jusqu’à la Pentecôte était plutôt un petit cercle restreint de disciples, apprivoise lentement et difficilement l’unité dans la diversité : désormais, toutes les nations qui sont sous le ciel entendent proclamer dans leurs langues diverses, les merveilles de Dieu.

L’unité dans la diversité est une réalité bien connue des couples amoureux. Tous les couples du monde en font un jour l’expérience et l’apprentissage. Très tôt dans notre vie conjugale, nous apprenons qu’aimer l’autre, ce n’est pas vouloir qu’il ou elle devienne un autre « moi ». Aimer, c’est laisser l’autre s’épanouir et développer sa singularité. Ainsi, le couple forme une union solide dans la diversité. Et par la suite, quand nous donnons naissance à des enfants, nous constatons rapidement que même si nos enfants ont reçu une éducation et des valeurs similaires, ceux-ci seront différents de leurs parents. Ce qui est vrai pour notre vie conjugale l’est tout autant pour la vie de l’Église. Dans sa lettre aux Corinthiens, saint Paul résume bien ce que peut signifier l’unité dans la diversité pour notre vie chrétienne lorsqu’il compare l’Église à un corps dont tous les membres sont différents et pourtant indispensables.

Nous ne sommes pas tous pareils : l’âge, l’expérience et les compétences ont toujours leur importance, mais pas celle que nous croyons. Avec la Pentecôte, nous apprenons que nos différences sont des cadeaux, des dons de l’Esprit. L’Esprit Saint ne souffle pas à côté de ce qui nous tient à coeur, de nos compétences, de nos projets et de nos rêves. Il habite jusqu’à l’intime de nos compétences, de nos projets et de nos rêves. Cette semaine, prenons conscience de ce Souffle qui nous habite et n’hésitons pas à le manifester en vue du bien pour notre famille, notre communauté et pour notre paroisse. Joyeuse fête de la Pentecôte!

Lise et Yvan, coanimateurs responsables de la paroisse

Lectures du dimanche de la Pentecôte


La Liturgie de l’Église nous présente en ce dimanche deux textes bibliques qui parlent de l’Ascension de notre Seigneur : la 1re lecture et l’Évangile. Bien que les deux textes portent un regard différent sur une même réalité spirituelle, ils présentent toutefois une seule et même catéchèse, celle de l’envoi en mission.

Ces textes bibliques rappellent en filigrane que l’évangélisation ne se fait pas uniquement avec de bons moyens techniques, du talent, du dynamisme et de l’enthousiasme. De bons moyens et de bonnes aptitudes peuvent assurément aider, mais cela ne suffit pas. Personne, en comptant uniquement sur ses propres ressources, ne peut offrir à l’autre toute la lumière de la Bonne Nouvelle. L’Évangélisation requiert le souffle de l’Esprit-Saint : Souffle dynamique de Dieu, seul capable d’ouvrir le coeur des hommes et des femmes de notre temps à l’Évangile.

Il y a quelques années, le père Jésuite Guy Paiement, bien connu dans la région de Montréal pour son engagement auprès des plus démunis, a comparé l’être humain à une flûte à bec. Une flûte, c’est fragile, c’est fait avec un bout de bois rempli de trous. Mais, lorsqu’un musicien avec son souffle et ses mains habiles manipule ce bout de bois troué, il peut faire jaillir une belle mélodie. Un peu comme une flûte, l’être humain est rempli de trous : nous avons tous nos travers, nos fragilités et notre lot de petites et grandes misères. Pourtant, cela ne nous empêche pas d’être capables, avec le Souffle de Dieu, de faire jaillir en nous une mélodie qui peut rejoindre et même charmer notre entourage.

Depuis l’expérience spirituelle de l’Ascension, il n’y a plus le Ressuscité à voir ni à toucher. Aujourd’hui, nous sommes la présence du Ressuscité que l’on peut voir, toucher et entendre. Cette semaine, prenons conscience de ce Souffle qui nous habite et laissons-le guider nos paroles et nos gestes, car malgré nos imperfections et nos fragilités, le Christ nous a choisis et nous envoie. Bonne fête de l’Ascension !

Lise et Yvan, coanimateurs responsables de la paroisse

Lectures du dimanche de l’Ascension


Dernière mise à jour de cette page : 4 juillet 2020