
Telle est l’invitation des disciples d’Emmaüs adressée à leur Maître, le Christ Jésus, mort et ressuscité.
En chemin, ils découvrent la profondeur des Écritures à travers les paroles de Jésus. Peu à peu, leurs yeux de foi s’ouvrent, jusqu’à reconnaître en Lui Celui qui les conduit à la pleine communion.
De cette rencontre jaillit leur témoignage auprès des apôtres : Il est vraiment ressuscité, et la mort n’a plus de pouvoir sur Lui.
C’est cette même proclamation que Pierre, au nom des Douze, fera retentir le jour de la Pentecôte, attestant de la présence vivante de l’Esprit Saint, signe éclatant de la victoire du Christ sur la mort.
Soyons, nous aussi, attentifs au Seigneur Jésus qui marche à nos côtés dans le quotidien de nos vies, afin d’aller témoigner de Lui partout dans le monde.
Abbé Justin Ndoole, curé
Secteur pastoral de Bellevue
Lectures dominicales du 19 avril 2026

La liturgie de ce dimanche nous offre deux textes bibliques qui mettent en lumière un pilier du christianisme naissant. Dans les Actes des Apôtres, on découvre une communauté où « tout est mis en commun ». Dans l’Évangile, saint Jean nous montre le Ressuscité présent au milieu des apôtres rassemblés, le premier jour de la semaine. Deux scènes, un même message : la foi prend vie quand nous sommes ensemble.
Dans la Bible, les apparitions du Ressuscité à une seule personne sont plutôt rares. Souvent, Jésus se manifeste à un groupe. Même quand la peur domine, même quand les portes sont verrouillées, même quand les doutes paralysent, sa présence surgit dès que deux ou trois se réunissent en son nom. C’est là que tout commence.
Les premières communautés chrétiennes l’avaient compris avec force. Petites, fragiles, parfois persécutées, elles savaient que la mise en commun n’était pas un idéal lointain, mais une nécessité vitale. Partager les biens permettait de nourrir les repas communautaires, de soutenir les malades, d’aider les plus pauvres. C’était un véritable filet social avant l’heure. Leur priorité n’était pas de former plusieurs groupes, mais de se rassembler, de s’unir, de devenir un seul corps. Dans cette logique, garder ses biens pour soi n’avait plus de sens. Leur manière de vivre proclamait : « Nous sommes une famille. Nous sommes l’Église. »
Aujourd’hui, nos communautés chrétiennes ressemblent étrangement à celles des premiers jours du christianisme : petites et fragiles. Est-il utopique maintenant de parler de mise en commun de nos ressources, comme le suggère la première lecture de ce dimanche ? Je ne le crois pas. Au contraire, c’est une nécessité vitale et il est plus urgent que jamais d’y croire. Car ce signe de la présence du Ressuscité ne surgit pas comme par magie : il demande des cœurs ouverts, prêts à accueillir ce message et confiants pour s’y engager. Comme les apôtres autrefois, nous serons appelés à vivre des transformations importantes dans notre manière de faire Église. N’ayons pas peur, osons la confiance ! Jésus est vivant et il marche avec nous. Bonne semaine !
Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral de Bellevue
Lectures dominicales du 12 avril 2026
Mise à jour : 19 avril 2026
