Lectures dominicales

Cette page présente et commente les lectures du dimanche.
Une fois par mois, la présentation et le commentaire des lectures se retrouvent à la page Le mot du pasteur Justin.


En ce cinquième dimanche du temps ordinaire, la Liturgie de l’Église nous offre une belle page de l’Évangile de Matthieu. Saint Matthieu était responsable d’une petite communauté chrétienne située à Jérusalem, regroupant une poignée d’hommes et de femmes qui avaient tout misé sur la personne et le message de Jésus, le Christ. Pour cette raison, les autorités religieuses de Jérusalem ont exclu Matthieu et son groupe hors de la ville, car les chrétiens de Jérusalem menaçaient les fondements du judaïsme par leurs façons de vivre leur foi en Dieu. La communauté de Matthieu était donc condamnée à vivre une vie de réclusion. C’est dans les paroles de Jésus que Matthieu a trouvé les mots qu’il fallait pour encourager les siens à persévérer et à rester fidèles à leur foi, malgré les difficultés et les obstacles.

« Vous êtes le sel de la terre… » Chacun de nous sait que le sel a plusieurs usages. Il sert à donner une saveur et même à conserver certains aliments. Au Québec, le sel sert aussi à déglacer les routes. Mais il y a un usage du sel qui s’est perdu au cours des âges. Un usage que Jésus connaissait en s’adressant à ses disciples. Dans l’antiquité, le sel était considéré comme un engrais. On le mélangeait au fumier pour que la terre produise davantage. Dans cet esprit, être le « sel de la terre » ne serait pas seulement « donner une saveur au monde », mais aussi avoir pour mission de « féconder la terre ». Mais attention, trop de sel peut assécher et même tuer la vie. Trop de sel peut gâcher un bon plat.

Comment être le sel de la terre sans trop en mettre ou être lumière du monde sans éblouir et aveugler notre entourage ? Jésus nous rappelle qu’il faut tout simplement faire le bien. Comme le veut l’adage, le bien ne fait pas de bruit… Dans la première lecture, le prophète Isaïe précise que c’est par le partage, l’accueil et la fidélité à une parole donnée que l’on peut être sel et lumière dans notre famille, dans notre paroisse et dans la cité. Rappelons- nous que Dieu n’arrive pas par en haut, il arrive par en bas : par nous, avec nous et en nous. Voilà une conviction profonde que le Christ nous rappelle aujourd’hui. Bonne semaine !

Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral Bellevue

Lectures du dimanche 5 février 2023


Un jour, un voisin m’a informé qu’au bout d’un chemin à proximité de mon chalet se trouvait un lac fabuleux, regorgeant de poissons. Curieux de nature, j’ai sauté dans ma voiture pour m’y rendre. Mais rapidement, j’ai dû m’arrêter, car la route devenait trop étroite. J’y suis retourné le lendemain, à bicyclette cette fois. J’ai pu me rendre assez loin, mais j’ai dû me résoudre à abandonner mon vélo et à poursuivre à pied. La voie très étroite a fait place à un sentier tortueux, puis à « la brousse ». Les branches ralentissaient ma marche. Mais finalement, je suis arrivé au lieu tant espéré. C’était magnifique! Désormais, je savais comment m’y rendre et j’ai pu retourner à cet endroit de rêve pour y vivre de beaux moments.

Le chemin des béatitudes, proposé par Jésus, ressemble à ce sentier à découvrir. Il est étroit, pas toujours facile à emprunter, mais il est ouvert à tout le monde. On ne peut pas s’y aventurer avec nos « véhicules », nos grands moyens. C’est en y marchant humblement que nous pouvons le suivre. Et c’est avec courage que nous devons y avancer, un pas à la fois. Le royaume des Cieux nous est offert, mais pour y accéder, il faut savoir renoncer à certains conforts. Je nous souhaite l’audace de découvrir les béatitudes dans notre vie. Quel que soit le chemin à parcourir ou le prix à payer.

Jean-François Hamel, agent de pastorale
Secteur pastoral Bellevue

Lectures du dimanche 29 janvier 2023


En ce deuxième dimanche ordinaire, la Liturgie de l’Église nous offre une page de l’Évangile de saint Jean. Il est bon de se rappeler que saint Jean, aidé de disciples, est le dernier à avoir écrit un Évangile. On situe la rédaction de son livre environ 70 ans après la mort et la résurrection de Jésus. Nous avons donc dans son livre une riche et profonde réflexion sur la personne et le message de Jésus, le Christ. Il nous faut donc accueillir cette page d’Évangile, non pas seulement comme le récit d’un évènement historique survenu dans le Jourdain, mais comme un enseignement précieux, une catéchèse susceptible de nourrir notre foi. Au-delà des grands symboles qui jalonnent cet Évangile, un élément a attiré mon attention.

À deux reprises Jean le Baptiste affirme ne pas connaître Jésus. Cette affirmation est surprenante, car Jésus et Jean étaient cousins et ils se connaissaient depuis leur enfance. Aussi, nous savons aujourd’hui, grâce aux travaux des experts de la bible, que Jésus a suivi le Baptiste dans le désert pendant quelques mois, écoutant ses enseignements, mangeant et buvant avec ses disciples. Alors, pourquoi Jean le Baptiste affirme-t-il ne pas connaître Jésus ? Après des mois de jeûne et de prière passés dans le désert, aurait-il développé une sensibilité spirituelle, une sensibilité du coeur pour reconnaître les signes de la présence de Dieu en Jésus ? Peut-être ! Mais, il y a plus, beaucoup plus, nous dit l’évangéliste. Jean le Baptiste connaissait Jésus, mais c’est une fois touché par l’Esprit Saint que son coeur s’ouvre et qu’il reconnaît enfin en Jésus beaucoup plus que son cousin. En Jésus, il reconnaît le Fils de Dieu, l’Agneau de Dieu, le Messie.

La foi est un don de Dieu. Voilà un enseignement précieux que l’on peut lire en filigrane de l’Évangile de ce dimanche. C’est Dieu qui prend l’initiative de la rencontre et c’est une fois touché par l’Esprit Saint que notre coeur peut s’ouvrir aux nombreux signes de sa présence dans l’ordinaire de notre vie. À l’exemple de Jean le Baptiste, on peut affirmer que nous avons, nous aussi, développé une sensibilité spirituelle, une sensibilité du coeur, par l’écoute de la Parole de Dieu, par la prière et la fréquentation des sacrements. Touchés par l’Esprit Saint, c’est à notre tour maintenant de prendre la relève de Jean le Baptiste et de rendre témoignage de la présence de Dieu dans l’ordinaire de notre vie. Bonne semaine !

Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral Bellevue

Lectures du dimanche 15 janvier 2023


Dans les Évangiles, on retrouve plusieurs types de textes différents, chacun poursuivant un objectif qui lui est propre. Aujourd’hui, chacun de nous peut facilement reconnaître un poème, un éditorial ou une biographie. Il en était de même au temps de la rédaction des Évangiles. Par exemple, nous savons que les paraboles de Jésus ne sont pas des récits historiques, mais des histoires inventées pour transmettre un enseignement précieux. C’était un style littéraire très utilisé dans l’antiquité. De la même manière, les évangélistes ont construit, à quelques reprises, des récits pour transmettre un enseignement théologique. Grâce aux travaux des experts de la bible, nous savons aujourd’hui que ces récits sont « vrais », mais leur vérité réside dans le message et non pas dans les détails de l’histoire racontée. C’est le cas pour l’Évangile de ce dimanche qui est d’une grande richesse symbolique et surtout, catéchétique.

Contrairement à l’évangéliste Luc, Matthieu a peu écrit sur la naissance de Jésus. Cependant, il donne le « sens » de cette naissance à travers un récit bien connu : le récit des mages. Il est bon de se rappeler que Matthieu a écrit son livre pour des Juifs nouvellement convertis au christianisme, qui avaient une bonne connaissance des Écritures. Au coeur de son récit, il relève deux attitudes qui sont toujours brûlantes d’actualité : le refus et l’accueil. Alors que les chefs politiques et religieux pourtant bien au fait de la venue du Messie ne se dérangent pas et semblent même « pris d’inquiétude », voilà que des mages venus du bout du monde, ignorant tout des Écritures, se mettent en marche. Moins préparés à reconnaître le Messie, ce sont eux qui le cherchent et qui le trouvent.

Si la fête de Noël est la fête intime et familiale à laquelle les bergers furent les premiers témoins, l’Épiphanie est la fête universelle, la fête qui porte notre regard au loin, jusqu’à la croix. Si Noël est la fête qui touche l’enfance de notre foi, l’Épiphanie est la fête d’un appel, celui de grandir dans la foi. Car nous sommes appelés à reconnaître et à accueillir dans l’enfant de la crèche, le roi auquel on offre de l’or, le prêtre auquel on offre l’encens, le sauveur qui meure sur la croix auquel on offre de la myrrhe. Bonne fête de l’Épiphanie !

Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral Bellevue

Lectures du dimanche 8 janvier 2023, fête de l’Épiphanie


Ces dernières semaines, vous avez certainement aperçu des canards survoler le ciel de l’Estrie. Ces oiseaux se regroupaient pour préparer un long voyage. Le vol de ces canards est facilement reconnaissable dans le ciel par leur formation en « V ». La science nous a appris que ce type de vol n’est pas le fruit d’un hasard, mais plutôt celui d’une adaptation qui assure la survie de l’espèce. À chaque battement d’ailes de chaque oiseau, un courant d’air est créé pour l’oiseau qui suit immédiatement à l’arrière. En volant en « V », tout le voilier de canards allège significativement le travail de chaque oiseau et ainsi, permet à chacun de se rendre plus loin avec moins d’efforts. Si un canard sort de la formation, il ressent soudainement le poids de faire route tout seul. Rapidement, il revient en formation pour profiter de la force du groupe. Enfin, lorsque l’oiseau de tête est fatigué, il prend la dernière place et un autre prend sa place à la pointe.

Voilà une belle leçon d’entraide et d’humilité. Ce que la science nous apprend concernant le vol des canards, nous pouvons le mettre en pratique dans notre vie personnelle, notre vie de famille, comme dans notre vie paroissiale. Pour mener à bien la mission qui nous est confiée, nous avons besoin de nous soutenir les uns les autres et de reconnaître que le travail et le charisme des uns bénéficient au travail et aux charismes des autres.

Comme pour le vol des canards, les cinq paroisses sur le territoire du Secteur pastoral Bellevue ont besoin de chacun et chacune de nous pour mener à bien leur mission. Merci aux employés qui travaillent dans l’ombre et qui veillent à la bonne marche de l’organisation. Merci aux marguilliers et aux marguillières qui ont à coeur de trouver des solutions aux défis d’aujourd’hui. Merci aux nombreux bénévoles qui s’engagent dans les différents comités et services et qui cherchent à faire Église autrement. Merci à notre pasteur Justin et à chacun de nos prêtres collaborateurs qui président avec coeur nos rassemblements. À à vous tous et à vous toutes, merci de croire à l’incroyable force des petits gestes qui, posés avec amour et patience, finissent par construire le Royaume de Dieu chez nous. Joyeuses fêtes et bonne année 2023 !

Votre Équipe Pastorale
Abbé Justin Muhima Ndoole, Andréanne Lavoie,
Jean-François Hamel, Michel Clairoux et Yvan Demers


Dernière mise à jour de cette page : 2 février 2023