Lectures ados-jeunes adultes

Cette page présente des pistes de réflexions chrétiennes
pour adolescents et jeunes adultes.


Dernièrement, j’ai partagé un repas avec une amie. Au cours de la conversation, elle m’a fait part d’une rencontre qu’elle avait eue avec un prêtre, rencontre qui lui avait fait voir une autre facette de la foi. Elle lui a exprimé qu’elle trouvait dommage que ses deux garçons ne continuent pas d’aller à la messe depuis leur départ de la maison. Elle lui a dit que c’est quand même de bons garçons, gentils, aimables, serviables… Ce prêtre lui a dit qu’il y avait dans le domaine de la foi les croyants, les pratiquants et les célébrants.

Si nous manquons la messe, on n’est pas des célébrants, mais on peut tout aussi bien être des croyants et des pratiquants de notre foi. La « célébration » est importante, mais il faut aussi une « croyance » et une « pratique » de la foi. Il est certain que l’idéal est d’avoir les trois dimensions de la foi : croire, pratiquer et célébrer. Mais, on ne peut juger les autres s’il leur manque la « célébration ».

On entend souvent des gens dire : « Je crois, mais je ne pratique pas », car ils ne viennent pas à l’église. Le terme approprié serait plutôt de dire « Je ne célèbre pas ma foi », car ils peuvent quand même mettre en pratique leur foi. J’ai beaucoup aimé cette nouvelle vision de la foi et j’ai voulu vous la partager.

Suzanne Couture
Communauté La-Résurrection-du-Christ



Deux récits de création !

Parfois, des jeunes m’interpellent sur la naïveté des gens qui croient au récit de la création en sept jours que raconte la Bible. En guise de réponse, je provoque leur étonnement en leur apprenant qu’il existe deux récits de la création dans le livre de la Genèse. Selon le premier (1,1-4a), Dieu ne crée l’homme et la femme qu’en dernier lieu, le sixième jour, avant de se reposer le septième. Dans le deuxième (2, 4b-25), Adam et Ève sont présents dès le début de la création.

Cette importante différence entre les deux récits permet de se rendre à l’évidence : leurs auteurs ne cherchent pas à rapporter des faits historiques, mais plutôt à expliquer notre condition humaine en ce monde. Lorsque je demande aux jeunes s’ils croient qu’une véritable course s’est tenue entre le lièvre et la tortue de la fable, ils répondent non, bien entendu. La morale de cette histoire est-elle fausse pour autant? Répondre à la question aide à mieux saisir la valeur des récits de la création. Il importe de les aborder différemment des textes de type journalistique rapportant des événements vérifiables.

Que retenir donc de ces écrits? Difficile de résumer l’essentiel en si peu de mots. Le premier récit souligne que Dieu, dont nous sommes l’image, nous veut libres, debout, féconds et participants de son oeuvre de création, qu’il trouve bonne, voire très bonne. Le deuxième exprime les conséquences pour l’être humain d’user de sa liberté à mauvais escient, c’est-à-dire de décider de ce qui est bien et mal avec les seuls yeux de ses désirs et de ses émotions, sans le regard de l’âme.

Dany Dubois
Prions en Église, 11 avril 2021



REDÉCOUVRIR LE NOTRE PÈRE

Le Notre Père ne veut souvent rien dire pour les jeunes. La majorité d’entre eux ne saurait le réciter. Parmi ceux qui le peuvent, peu en comprennent toute la profondeur. Ce constat m’amène à leur faire vivre une expérience particulière : réciter la prière de Jésus à l’envers. En effet, on en saisit mieux le sens en procédant ainsi. Tentons l’expérience…

« Délivre-nous du mal ». Tout part de là ! Le peuple hébreu crie dans le désert pour être enfin libéré, et il le sera. Jésus nous libérera de la mort et le baptême en est le signe visible. Maintenant que nous sommes libres, le Seigneur « ne nous laisse pas entrer en tentation », car nous pourrions alors vénérer de faux dieux, comme dans le désert, et oublier qui nous sauve vraiment. Si nous tombons, « pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés ». Oui, nous connaîtrons des rechutes, mais Dieu nous pardonnera. Et afin d’obtenir la force d’affronter ces épreuves, « donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Après la manne dans le désert, voici maintenant le pain eucharistique.

En échange, dans ce contrat d’alliance, nous travaillerons pour « que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel », sachant que la volonté de Dieu ne se résume pas aux événements qui nous arrivent, mais à ce que nous faisons au coeur de ceux-ci pour demeurer fidèles et nous aimer les uns les autres. Ce faisant, nous serons des artisans, travaillant pour « que ton règne vienne, que ton nom soit sanctifié », car nous reconnaissons Dieu comme « Notre Père qui es aux cieux ».

Et voilà que les jeunes découvrent soudain une prière pleine de sens ! Et vous ?

Dany Dubois
Prions en Église, 22 novembre 2020


Dernière mise à jour de cette page : 9 octobre 2021