Le mot du pasteur

Abbé Gilles Baril

À l’initiative de l’Unité pastorale de la Croix glorieuse, l’abbé Gilles Baril, curé de l’Unité pastorale et prêtre modérateur de notre paroisse, vous invite à son domicile les samedis à 8 h 00. En prenant le café ou un jus avec lui , vous aurez l’occasion de découvrir une facette de sa personnalité, tout en vous ressourçant par des exemples tirés de sa vie au quotidien.

Capsule # 14 – 17 avril 2021

Capsule # 13 – 10 avril 2021

Capsule # 12 – 3 avril 2021

Capsule # 11 – 27 mars 2021

Capsule # 10 – 20 mars 2021

Capsule # 9 – 13 mars 2021

Capsule # 8 – 6 mars 2021

Capsule # 7 – 27 février 2021

Capsule # 6 – 20 février 2021

Capsule # 5 – 13 février 2021

Capsule # 4 – 6 février 2021

Capsule # 3 – 30 janvier 2021

Capsule # 2 – 23 janvier 2021

Capsule # 1 – 16 janvier 2021


RÉFLEXIONS

Je vous amène au cinéma. Un homme se promène à pied par un beau dimanche de printemps fier de porter un bel habit neuf qui lui va très bien. Une auto passe — il y a de la vase – l’auto ralentit et notre homme se sent sécurisé : « Il m’a vu ! ». Mais l’auto l’arrose et v’là notre homme qui est tout sali.

J’arrête mon film : Que se passe-t-il dans la tête du monsieur ? Il est choqué, il se dit que le conducteur est un imbécile…

Le film continue : L’homme s’arrête, sort de l’auto et s’excuse en disant : « Je ne voulais pas vous arroser, mais j’ai dû le faire pour ne pas frapper un enfant. Le monsieur se retourne et reconnaît son fils. Alors la rage cède et fait place à la reconnaissance : « Merci monsieur ! »

Que pourrait-on retenir de ce film ?

a) Tout ce qu’on vit provient de nos réactions intérieures: « c’est dans la tête qu’on est beau.» Aucune situation qu’on vit ne se règle en dehors de soi-même, tous les évènements sont des occasions pour nous confronter à notre vécu personnel. Ainsi, dans mon film de départ, j’ai choisi une scène de printemps (en étant conscient que je suis « hors saison ») parce que nous sommes au printemps de la liturgie avec l’Avent. Nous devons préparer nos coeurs pour l’arrivée (le retour) du Christ avec Jean Baptiste et Marie, qui sont pour nous des témoins d’espérance et de nouveauté. Dieu ne fait rien sans que nous apportions notre collaboration à la réalisation de son projet. Par Isaïe et Jean Baptiste, il nous demande de préparer sa venue en aménageant un grand espace d’accueil pour le recevoir. Pour cela, il faut abaisser les collines de nos égoïsmes et de nos suffisances, combler les ravins de l’indifférence, aplanir la montagne de nos peurs…

b) L’homme s’est choqué parce qu’il pense que le conducteur s’est foutu de lui ou parce qu’il a investi le bonheur de sa journée dans son bel habit neuf (ce que personne n’attendait de lui !).

Jean Baptiste est comparable au conducteur de l’automobile qui est obligé de m’éclabousser dans mon présent pour libérer mon avenir. Il nous arrose pour un plus grand bienfait que je n’avais pas vu (comme le père n’avait pas vu son fils). Aussi, il nous réveille : « Changez de vie », c’est-à-dire pour nous aujourd’hui est l’équivalent de « Changez de vitesse ». Arrêtez de courir partout et prenez le temps d’écouter ce qui se vit autour de vous. Arrêtez d’être plein de vous-mêmes, nous sommes parfois tellement préoccupés de nous-mêmes que nous n’avons plus de place pour les autres ni pour Dieu.

Gilles Baril, prêtre modérateur

Source : Le Semainier, Paroisse Saint-Paul, 6 décembre 2020


L’Évangile nous parle de cinq jeunes filles insensées et de cinq jeunes filles prévoyantes. Durant mon enfance, je me souviens que le même texte parlait de vierges sages et de viarges folles, car un curé de mon enfance, prédicateur un peu rustre, nous parlait des vierges sages et des « viarges » folles. Puis, il se lançait dans un sermon sur les moeurs relâchées de la société.

C’est du retour du Christ dont il est question aujourd’hui. Et en attendant, il nous faut faire des provisions. Les jeunes filles prévoyantes sont celles et ceux qui ajustent leurs valeurs et leur agir quotidien à l’être aimé. Les insensées sont celles et ceux qui ne vivent que pour flatter leur égo sans se soucier du bien-être des autres.

Saint-Augustin disait: « La vraie connaissance de Dieu vient de la nuit (nos temps de doute et d’épreuve) comme sa naissance (nuit de Noël) et sa résurrection (nuit de Pâques). La condition requise n’est pas de ne pas dormir, mais d’avoir de l’huile dans sa lampe, c’est-à-dire de la lumière dans les yeux, de l’espérance dans le coeur. Les chrétiens doivent garder leurs yeux ouverts dans la nuit de ce monde. C’est notre regard de foi, d’espérance et de charité qui illumine la nuit du doute et du désespoir. Il n’y a pas de marchands de foi, d’espérance et de charité.

« L’huile de l’évangile est celle du désir de Dieu », disait aussi Saint-Augustin. Et nourrir notre désir de Dieu ne peut pas se faire par les autres.

Jean-Paul II ajoute:  « Faites attention aux vendeurs d’illusions et aux rêveries d’esprits inquiets. Il n’existe pas de vendeurs du désir de Dieu : ce désir jaillit de notre vécu et personne ne peut intervenir pour nous dans ce domaine de la vie intérieure. »

Gilles Baril, prêtre modérateur

Source : Le Semainier, Paroisse Saint-Paul, 8 novembre 2020


Afin de mieux connaître monsieur l’abbé Gilles Baril, prêtre modérateur de notre paroisse, consultez la brève biographie qu’il nous a fait parvenir.


Dernière mise à jour de cette page : 17 avril 2021