L’avenir

Cette page présente les résultats des appels d’offres ainsi qu’une synthèse de la rencontre du 20 mars 2022 sur l’avenir de l’église La-Résurrection-du-Christ et de la paroisse Saint-Paul. Elle présente aussi des réflexions de personnes engagées dans la communauté chrétienne et catholique.


Les paroissiennes et les paroissiens de Saint-Paul sont invités à se rassembler une dernière fois à l’église La-Résurrection-du Christ, le dimanche 26 février 2023 à 14h00. Cette dernière messe sera l’occasion de rendre grâce au Seigneur pour tous les bons moments vécus dans la communauté. Veuillez prendre note que pour le dimanche 26 février, il n’y aura pas de messe à 10h30.


En vue de cette dernière messe d’action de grâce du 26 février prochain, les présentoirs de l’église ont été aménagés sous le thème « Gardons en mémoire nos souvenirs de paroisse ». Des photos y ont été ajoutées et nous lançons l’invitation aux personnes de la communauté à y apporter les leurs. Ces photos serviront à marquer l’histoire de ce lieu et à alimenter en contenu la dernière messe d’action de grâce. 


VENTE DE L’ÉGLISE LA-RÉSURRECTION-DU-CHRIST

Suite aux nombreuses démarches réalisées dans le cadre des appels d’offres concernant la vente du terrain et de l’église La-Résurrection-du-Christ, l’Assemblée de Fabrique, dans une résolution unanime, a accepté l’offre d’achat soumise par la Ville de Sherbrooke.

Cette offre atteint les objectifs poursuivis par l’Assemblée de fabrique : obtenir un prix juste selon le marché en cours (1,2 million $) et surtout, offrir à la population une offre de services communautaires. Dans son offre d’achat, la Ville de Sherbrooke, en partenariat avec des organismes à but non lucratif, s’engage à offrir des loyers abordables en plus de permettre l’établissement d’une garderie.

Nous avons la chance de pouvoir occuper l’église encore quelques mois. La date de la fermeture définitive n’est pas encore arrêtée. Il est dans notre intention de planifier une dernière messe solennelle, rassemblant les paroissiens et les paroissiennes, le moment venu.

Yvan Demers, coordonnateur
Secteur pastoral Bellevue

8 novembre 2022


ARTICLES DU JOURNAL LA TRIBUNE
SUR LA VENTE DE CETTE ÉGLISE

https://www.latribune.ca/2022/11/08/un-cpe-et-du-logement-social-sur-le-terrain-de-leglise-la-resurrection-du-christ-dc0af78aedd885726a6e5fb31c2ee9ac

https://www.latribune.ca/2022/11/10/projet-a-leglise-la-resurrection-du-christ–le-cpe–bouscule-et-decu–1e02af8d5c4ce18a8dae1e14fb312849?


Le chemin vers Pâques se poursuit

Il y de cela quelques mois, la vente de l’Église La-Résurrection-du-Christ était à l’état de projet, comme une invitation à réfléchir à partir de conditions actuelles sur un projet d’avenir. En constante recherche de la vision divine, une grande part du chemin s’est accompli dans le coeur de chacun, non sans heurts et grincements de dents. Je relis ce passage au repas du jeudi soir et à la nuit précédant le vendredi saint. Selon le chemin parcouru, certains auront emprunté la voie tracée par le CHRIST (résilience, ouverture dans la prière et le don de l’Esprit saint). D’autres, comme les apôtres, seront restés endormis, insouciants, en négation ou en en révolte : phases d’un temps d’intégration et de travail de transformation intérieure.

Bientôt, si ce n’est pas déjà enclenché, se présentera le temps de l’action, celle de la vente officielle de l’église La-Résurrection-du-Christ et le travail de préparation à quitter ce lieu tant chéri par nombre de personnes. Là encore, l’approche retenue par certains sera celle du CHRIST dans une marche responsable, engagée et confiante, sans refus des conditions du moment présent, à l’image du vendredi saint, même s’il peut sembler y avoir injustice. D’autres comme les apôtres, se retireront par peur, par indifférence ou nieront la réalité des faits et hésiteront à embarquer dans la voie tracée. Qu’importe la voie à emprunter, la marche ne sera pas facile. Ensemble dans ce passage, avec nos divergences d’opinions, de visions et de positions, la route va malgré tout se poursuivre. Nous sommes tous invités à entrer dans ce vendredi saint, moment de marche, remplis de perte et d’injustice où tout semble à nos yeux à jamais perdu.

À la suite de la fermeture officielle s’en suivra le samedi saint, où tout sera consumé, accompli, où l’on y goûtera la perte réelle, sans possibilité de retour en arrière : temps triste et souvent amer. Pourtant, durant cette période, il se préparera en arrière-plan l’arrivée de notre matin de Pâques. Comme vous tous, je suis invité à choisir l’attitude du Christ en prière : soumis à la tentation de tout abandonner (car la douleur sera vive) et finalement accepter le passage auquel je suis appelé. Je choisis de répondre affirmativement à l’invitation du CHRIST, de vivre ce passage en relation avec Dieu le Père, même si la tentation est grande de faire comme les apôtres : me retirer, me disperser et subir le passage, le changement (en absence du Père par mon choix).

Pour se retrouver au matin de Pâques, on ne peut éviter de vivre nos jeudis, vendredis et samedis saints. Le Christ nous a montré le chemin, et nous sommes invités comme lui à faire de même, d’oser choisir la vie nouvelle qui s’annonce devant soi sans se dévoiler complètement. Bonne route à tous, que la grâce du CHRIST nous accompagne tout au cours de ce périple, de ce passage ! Suivre le CHRIST nous engage chacun, individuellement, non pas dans un rapport de soumission, mais dans une transparence à « ce qu’il y a en soi de plus grand que soi ».

Benoît Couture
Membre de l’Équipe d’animation


Depuis notre tout jeune âge, la paroisse a été le lieu où, comme croyant, il était possible de recevoir tous les services religieux. Encore aujourd’hui, la paroisse occupe toujours un rôle essentiel dans notre vie, car elle est le lieu de culte, de célébrations, d’éducation de la foi et d’engagement communautaire. Depuis quelques années, la baisse des effectifs bénévoles, la diminution du nombre de prêtres et aussi, pour plusieurs milieux, la diminution des ressources financières ont provoqué des prises de conscience sur l’avenir de l’Église. Nous constatons qu’on ne peut plus faire les choses comme avant, l’Esprit-Saint nous pousse à faire les choses autrement.

La mise en place du secteur pastoral Bellevue est une réponse aux signes des temps. Elle vise à réaliser un partage des ressources humaines avec plusieurs paroisses, afin d’économiser un temps précieux et placer des énergies toutes aussi précieuses aux bons endroits. Ainsi, l’équipe du secteur Bellevue a la charge de coordonner, soutenir et orienter les initiatives locales sur différents aspects de la vie chrétienne : l’accueil, la préparation et la célébration des funérailles, des mariages et des baptêmes ; la coordination et la réalisation d’un calendrier qui assure la présence des prêtres sur le territoire ; la préparation de parcours catéchétiques pour les jeunes, les adolescents et les adultes ; l’accompagnement des Assemblées de fabrique dans leurs responsabilités ; l’accompagnement des personnes fragilisées par la maladie et le deuil ; la réalisation de nouvelles voies d’évangélisation, etc.

L’équipe du secteur pastoral Bellevue est composée de laïcs qui, avec le pasteur, l’abbé Justin Ndoole, participent entièrement à la mission confiée par notre évêque, dans un esprit de solidarité et de coresponsabilité. Elle est composée de madame Andréanne Lavoie, animatrice de pastorale ; messieurs Michel Clairoux, animateur paroissial ; Jean-François Hamel, agent de pastorale et Yvan Demers, animateur paroissial et coordonnateur.

La nouvelle équipe désire mettre en oeuvre concrètement l’invitation du Christ à rester en tenue de service . Cela se traduira entre autres par un accueil chaleureux lors de votre visite à nos bureaux, par une écoute attentive des besoins de nos cinq paroisses et par un esprit de collaboration et de partage avec les nombreux bénévoles désireux de mettre l’épaule à la roue. Rester en tenue de service est plus qu’un engagement, c’est une manière de vivre la mission avec vous.

Yvan Demers, animateur et coordonnateur
Secteur pastoral Bellevue


Vous le savez maintenant, la mise en place du secteur pastoral Bellevue est devancée d’une année. Le départ de l’abbé Gilles Baril dans le secteur a des répercussions plus hâtives que nous l’avions envisagé. Notre secteur pastoral couvre un vaste territoire. Il comprend tout l’ouest de Sherbrooke, Deauville, Saint-Élie-d’Orford, Rock Forest, North Hatley et Sainte-Catherine-de-Hatley. Il compte dorénavant un prêtre de moins pour offrir des services à cinq paroisses.

Cette situation du manque de prêtres affectera plusieurs paroisses de notre secteur pastoral, soit pour revoir à la baisse le nombre de messes par église ou pour modifier les horaires existants. Il y aura probablement des fermetures d’églises dans les années à venir. Mais entretemps, pour maintenir les rassemblements le dimanche, des choix difficiles doivent être posés rapidement. Pour la paroisse Saint-Paul, voici les changements à prendre en note.

  • À compter du mois d’août, les mercredis soir, à l’église Saint-Roch, il y aura célébration de deux messes par mois, soit les 1er et les 3e mercredis du mois. Monsieur l’abbé Mario Boivin a accepté généreusement de présider ces deux messes. Je le remercie pour sa précieuse collaboration ! Le mercredi 3 août, l’abbé Boivin présidera la première messe du mois.
  • À compter du dimanche 4 septembre à l’église Saint-Élie, la célébration de la messe dominicale sera devancée d’une heure, soit à 9h plutôt qu’à 10h. Ce changement donnera plus de souplesse dans l’horaire des prêtres qui présideront les eucharisties dominicales sur le territoire du secteur pastoral.
  • Le 15 août 2022, l’Assemblée de Fabrique a ouvert un nouvel appel de propositions concernant la vente de l’église La-Résurrection-du-Christ. La date limite du dépôt des propositions est le jeudi 29 septembre 2022 à 16h.

Ces changements ne plairont pas à tous, car ils modifieront nos habitudes. Le Christ semble nous inviter à emprunter un chemin nouveau qui exigera de nous tous, à faire Église sur des voies encore inconnues. Assurés de la présence de l’Esprit, c’est ensemble que nous prenons la route.


Sur la recommandation du Comité des affaires économiques du diocèse de Sherbrooke et aussi pour obtenir davantage de précision concernant la vente de l’église La-Résurrection- du-Christ, l’Assemblée de Fabrique a pris la décision de ne retenir aucune des offres d’achat reçues à ce jour. Un nouvel appel d’offres sera réalisé dans les prochains jours.

Les marguilliers et marguillières sont déterminés à prendre le temps qu’il faudra pour obtenir la meilleure offre et les meilleures conditions de vente.

Source : Infolettre Saint-Paul, 26 juin 2022


Ces dernières semaines, l’Assemblée de Fabrique a analysé attentivement les différentes offres d’achat reçues dans le cadre de la vente du terrain et de l’église La-Résurrection-du- Christ. Le mardi 31 mai 2022, les marguillers et les marguillières ont pris position et ont acheminé le dossier auprès du Comité des affaires économiques de l’Archidiocèse de Sherbrooke. Ce comité s’est réuni le 8 juin afin d’analyser à nouveau les offres d’achat et pour faire certaines recommandations. Selon le cheminement du dossier, l’Assemblée de Fabrique devrait être en mesure d’informer les paroissiens dans les prochaines semaines. À suivre…

Source : Infolettre Saint-Paul, 12 juin 2022


L’Assemblée de Fabrique a reçu 7 offres d’achat pour l’église et le terrain de La- Résurrection-du-Christ. Les marguilliers et les marguillères analysent présentement chacune des offres et prendront une décision finale le lundi 30 mai 2022.

Source : Infolettre Saint-Paul, 15 et 22 mai 2022


Rencontre du 20 mars 2022

D’entrée de jeu, l’animateur paroissial Yvan Demers présenta les raisons d’être de la rencontre :

  1. Présenter l’historique des derniers mois.
  2. Présenter les offres d’achat non sollicitées pour l’église La-Résurrection.
L’animateur, monsieur Yvan Demers, s’adressant aux paroissiens présents

Dans les trois communautés, les constats sont identiques. La participation des paroissiens aux célébrations, depuis quelques années, est en déclin. Le bénévolat et l’engagement sont aussi en décroissance : un appel fait sur le site internet de la paroisse est resté pratiquement sans réponse. Dans chacune des communautés, ce ne sont que quelques personnes qui acceptent de s’engager. Du côté des finances, la situation n’est pas plus reluisante, les dépenses excédant de façon significative les revenus des années 2015 à 2021. Le marguillier et président de la Fabrique Saint-Paul, Monsieur Serge LeBlanc, a présenté à cet effet un tableau détaillé des revenus et des dépenses pour chacune des communautés paroissiales.

Monsieur Serge LeBlanc

Monsieur Demers a par la suite indiqué qu’une nouvelle donnée s’est greffée au tableau de la situation de la paroisse lorsqu’au printemps de l’année 2020, deux (2) offres d’achat non sollicitées pour l’église La-Résurrection ont été présentées. Comme l’église n’était pas à vendre, ces offres ont été refusées mais les promoteurs en cause sont revenus à la charge aux six (6) mois depuis.

Madame Anne-Marie Laffage

Madame Anne-Marie Laffage, responsable du soutien aux paroisses à l’archidiocèse de Sherbrooke, a par la suite fait part à l’assemblée que des choix difficiles et inévitables sont à venir. La viabilité d’une paroisse repose sur des critères tels que la fréquentation aux célébrations, la capacité de trouver un célébrant, l’engagement bénévole, la vitalité en dehors des célébrations dominicales, la capacité financière annuelle, etc., tous ces facteurs étant en déclin à la paroisse Saint-Paul. Elle nous a informé que le portrait de la paroisse Saint-Paul est semblable à celui des autres paroisses du diocèse de Sherbrooke.  À ce chapitre, la paroisse Saint-Paul ne fait pas exception à une tendance observée partout au Québec.  De plus, les quatre (4) grandes régions de l’archidiocèse seront divisées, en 2023, en dix (10) secteurs car on prévoit que, d’ici cinq (5) ans, il n’y aura plus que dix (10) prêtres actifs pour servir toutes les paroisses du diocèse. La région de Sherbrooke, quant à elle, sera divisée en trois (3) secteurs. La paroisse Saint-Paul, à l’hiver 2023, sera intégrée au secteur Bellevue, qui comprendra aussi les paroisses Bienheureuse Marie-Léonie-Paradis, Sainte-Marguerite-Bourgeoys, Sainte-Élisabeth de North Hatley et Sainte-Catherine de Hatley. Ces cinq (5) paroisses représentent neuf (9) églises à desservir; on peut donc aisément imaginer les difficultés à assurer les célébrations et autres services dans autant de lieux…et s’attendre à des fermetures d’églises.

Madame Laffage a ensuite abordé le sujet de la possible vente de l’église et du terrain de La-Résurrection-du-Christ en précisant que la décision finale revient aux six (6) membres de l’Assemblée de fabrique et à eux seuls. Advenant la vente, elle a souligné la chance que les paroissiens de Saint-Paul auront d’avoir encore deux lieux de culte, alors que les communautés n’ayant qu’une seule église perdent tout. La représentante de l’archidiocèse a précisé que tout peut être vendu : meubles et autres objets dans l’église, bâtiment, terrain, sauf les objets consacrés. Les argents de la vente vont dans un fonds patrimonial. Un fonds patrimonial est un fonds réservé pour la paroisse Saint-Paul et géré par l’archidiocèse de Sherbrooke. La paroisse pourrait avoir recours à un tel fonds pour répondre à un besoin urgent mais elle doit faire à l’archidiocèse la démonstration de sa viabilité; une paroisse qui accumule, année après année, déficit sur déficit, ne pourrait y accéder.

En conclusion, l’animateur Yvan a précisé que les prochaines étapes seront le constat et la prise de position des membres de l’Assemblée de fabrique, suivies du lancement d’un appel d’offres auprès de la population.

Les marguillières et les marguilliers désirent remercier toutes les paroissiennes et tous les paroissiens qui ont participé aux réunions tenues le 20 mars dernier au sujet de l’avenir de l’église La-Résurrection-du-Christ. Vos commentaires et les questions soulevées ont enrichi la réflexion de l’Assemblée de fabrique. Suite à une demande qui a été formulée, vous trouverez aux entrées de nos églises paroissiales, les documents qui ont été présentés et commentés lors des réunions de 14h et 19h.


Exposer sa créativité, un défi quotidien !

Ce défi m’a été proposé le 21 décembre 2021, environ une heure avant l’euthanasie de mon chien Shanel, âgée de 17,5 ans. Shanel avait une espérance de vie d’environ 12 ans. Un événement est survenu dans la nuit précédente. Cet événement était le présage que le départ de Shanel était imminent. Intérieurement, j’attendais depuis longtemps que la vie m’envoie un signe… Ce sont deux « biscuits chinois » qui ont été pour moi le signe que j’attendais. Un premier biscuit portait le message « Il est temps de débrancher » et le second « Expose ta créativité ». Ces deux messages ont confirmé la décision difficile, déjà prise, de faire euthanasier le chien.

Le premier message que la vie m’offrait était sans équivoque, l’heure était venue pour le chien de terminer sa route, car poursuivre aurait été de l’acharnement, ce que mon épouse et moi ne voulions pas. Le deuxième message, même si celui-ci semblait évident, il nous invitait à nous lancer dans l’action. Au commencement, ce message comportait plus de questions que de réponses. De quelle créativité est-il question ? Et pourquoi « exposer » sa créativité ? Pourquoi ce verbe et pas un autre ?

Comme Marie, la Mère de Dieu, j’ai d’abord porté dans mon coeur ces mots, demandant à l’Esprit Saint de m’éclairer. Tout d’abord, j’ai été guidé vers la recherche de leur signification dans le dictionnaire. Ensuite, au cours de mes marches quotidiennes méditatives et de mes lectures, j’ai reçu progressivement des réponses à mes questions. Aujourd’hui je saisis mieux la portée de ces deux messages que la vie m’a offerte.

La CRÉATIVITÉ représente les dons de vie que j’ai reçus et que j’ai à faire fructifier, comme dans la parabole des talents (sachant que les dons de vie viennent du Père). C’est dans le moment présent que les dons de Dieu se révéleront et qu’ils se réaliseront : par mes actions et par l’accueil inconditionnel du moment présent au risque de souvent me faire bousculer par celui-ci. Le verbe EXPOSER m’invite à courir des risques, à me mettre en vue, en péril et parfois même en détresse. Courir le risque d’être qui je suis (ma différence), abandonner le contrôle humain sur les événements, l’image que j’aimerais mettre de l’avant, rechercher à laisser passer le divin en accueillant chaque moment présent comme un don de vie, à y entrer en confiance avec l’Esprit Saint comme guide, convaincu que le Christ et le Père seront agissants par moi, à l’implantation du ROYAUME DE DIEU par l’expression de ma créativité.

Aujourd’hui, j’ai le sentiment que cette invitation est aussi pour tous, ce qui fait la différence c’est la réponse que chacun y donne. Et vous, à cette invitation, quelle est votre réponse ? Je vous laisse un petit texte qui m’a fait réfléchir sur comment vivre « mon présent » accompagné de l’Esprit Saint : « L’Esprit Saint nous parle en mille langages, de multiples façons que nous pourrons peu à peu saisir si nous sommes attentifs, silencieux, plus soucieux d’entrer dans le mouvement proposé que de voir exaucés nos désirs souvent périphériques et non purifiés. »

Tout en étant en action, quelle place donnons-nous à l’inspiration de l’Esprit Saint dans notre quotidien ?

Benoît Couture, membre de l’Équipe pastorale

Source : Infolettre Saint-Paul, 29 mai 2022


Lire le passé, pour apprivoiser le moment présent et l’avenir

Que de mieux, pour entrer dans le « vivre au présent » et se préparer à accueillir « le devenir », que de regarder le chemin parcouru et ce qui en a tracé la voie. À travers ce parcours de la vente de l’église La-Résurrection-du-Christ, des questions me sont montées au coeur. Comment en suis-je arrivé là où je suis aujourd’hui ? Pourquoi ai-je adopté cette communauté chrétienne ? Ces questions sont d’autant plus importantes que j’habite dans l’est de la ville de Sherbrooke depuis 42 ans, et que j’oeuvre dans une communauté située complètement à l’ouest de celle-ci.

Il faut savoir que dès mon tout jeune âge, ma communauté chrétienne fut celle de l’église Saint-Roch. Très jeune, à l’exemple de mes parents, je me suis engagé au service de l’Église, d’abord comme servant de messe, puis comme lecteur et ensuite, au sein du comité de liturgie. C’est d’ailleurs par l’engagement à ce comité que j’ai rencontré Suzanne, celle qui est devenue mon épouse. Nous nous sommes mariés à l’église de Saint-Roch. Mon épouse ayant déjà un appartement dans l’est de la ville de Sherbrooke, moi quittant la maison familiale, c’est là que nous avons décidé de débuter notre vie de couple. Suzanne était organiste pour la chorale de Saint-Roch. On m’a invité à m’engager comme chanteur. Avec le temps, j’en suis devenu directeur adjoint et quelques années plus tard, le directeur. L’arrivée de l’abbé Jolicoeur au sein de cette paroisse a bouleversé les projets de la chorale, jusqu’à remettre en question son existence. Dans la recherche du maintien en vie de la chorale, des membres de la communauté La-Résurrection-du-Christ nous ont invités à les rejoindre. De fil en aiguille, la chorale s’est graduellement intégrée à la nouvelle communauté. Mon épouse et moi, forts de notre expérience, nous avons accepté d’autres fonctions et responsabilités (animation, sacristains, comité de liturgie, comité de pastorale, etc.).

Quand je regarde cela, je constate que j’ai davantage été choisi que j’ai choisi. Ma motivation était celle d’être au service, d’offrir mes talents, de vivre ma foi et de me sentir vivant. Je prends maintenant conscience que les lieux et les moyens m’importaient peu. C’était ma motivation profonde qui, dans les faits, traçait la route, écrivant le quotidien, entraînant sur son passage, des pertes, des deuils, des nouveautés et de la renaissance. Tout compte fait, l’engagement dans cette motivation profonde a, malgré tout, bien préparé l’avenir. Avec le temps, j’ai appris, qu’à me laisser bercer par cette vague du temps, poursuivant ma motivation profonde sans complètement en définir les tenants et aboutissants et en m’ouvrant à ce que m’offre la vie, cela a fait de moi un être de plus en plus accompli. Bref, poursuivre sa motivation profonde (encore faut-il l’identifier, en laissant le temps nous la présenter) fut pour moi un gage de jours meilleurs, faisant de moi un être encore plus libre et heureux. Et toi ? Que te révèle ton passé sur ta motivation profonde, ta façon de t’y engager, de vivre ton actuel présent en vue de l’avènement de ton demain ?

Benoît Couture, membre de l’Équipe pastorale

Source : Infolettre Saint-Paul, 1er mai 2022


Le choix de prendre le chemin de vie avec le Christ

Le 20 mars 2022, les marguillières et les marguilliers de la paroisse ont tenu deux rencontres importantes au sujet de l’avenir de l’église La-Résurrection-du-Christ. Quel paradoxe dans les termes ! Des offres d’achat concernant l’église La Résurrection-du-Christ (signe de vie) et au même moment, un état de perte et de deuil. Sommes-nous donc, comme le Christ, invités à emprunter un chemin de mort pour renaître à la vie encore plus forts et plus libres ? Pour entrer et prendre ce chemin de vie que le Christ nous propose, je retiens deux éléments essentiels à notre réponse. Le premier est une invitation à cesser de jouer au tout puissant. Le Tout Puissant, c’est DIEU, pas nous. Le second élément est l’acceptation profonde et active de la réalité comme elle se présente à nous.

J’étais présent aux deux rencontres. Depuis ce temps, je suis à l’écoute des commentaires des gens. J’observe, à peu de choses près, les mêmes réactions que moi-même j’ai vécues il y a deux ans. Face à l’effet de choc de la nouvelle, nourri par mes propres convictions et mes besoins, les premières interventions furent de nature réactionnelle : tentation d’expliquer la situation en cherchant la cause à l’extérieur de moi, mettre la faute sur la pandémie, jouer au tout puissant comme si je possédais le contrôle et la vérité sur la situation. Comme si mes réactions et mes commentaires pouvaient faire en sorte de m’éviter de ressentir de la souffrance ou me permettre de fuir la difficile réalité du moment. J’avoue, à ma grande surprise, que ma vision était différente de la réalité du moment. Le portrait que je me faisais de la vie de la communauté La-Résurrection-du-Christ était beaucoup plus beau que la réalité. J’en avais occulté une partie sombre. Cela m’a invité à travailler l’acceptation de la réalité des faits : me mettre à l’écoute de mes états d’âme, en ne cherchant pas à les amoindrir ou à les amplifier, seulement à leur être présent au moment de leur passage. À reconnaître que devant ces faits dérangeants, il y en a peu sur lesquels j’ai le contrôle, que je suis en état de souffrance et que plusieurs inconnus se présentent devant moi. Tous les jours, je suis invité à dire un « oui » clair et définitif à ce que la vie m’apporte. Je constate que c’est un acte intérieur vital que la vie m’invite à poser. C’est, à partir de là, à me demander ce que je peux faire et faire silence pour faire émerger une réponse. C’est choisir un tremplin vers la vie, refuser d’emprunter la voie de la mort définitive.

Aujourd’hui, je ne connais pas où me mènera le chemin de vie. Est-ce qu’il y aura une vente ou non ? Que sera fait demain ? Pour le savoir, j’ai à emprunter le chemin de vie avec le Christ dans la confiance, sachant que sur ce chemin, il est important de me rappeler que le Christ me précède, et me guide par son ESPRIT SAINT. Je passerai, sans l’ombre d’un doute, par des morts à mon petit moi, mais plus tard, je constaterai que le résultat a obligatoirement mené à la vie. C’est la promesse que DIEU m’a faite et qu’il nous a tous faite. À son exemple et à son image, nous aussi nous vaincrons la mort (à découvrir) et renaîtrons à la vie (don à recevoir gratuitement).

Benoît Couture, membre de l’Équipe pastorale

Source : Infolettre Saint-Paul, 10 avril 2022


Réflexion d’un paroissien

Je suis parmi vous depuis nombre d’années à animer par le chant nos célébrations hebdomadaires. Un an après la réunion des paroisses Saint-Élie, Deauville et Résurrection, je me suis joint à l’équipe pastorale Saint-Paul. J’ai connu la fermeture de l’église de Deauville et l’arrivée de l’église Saint-Roch dans la paroisse.

En cette année 2022, avec l’entrée en Carême, un autre événement majeur se pointe, celui de l’avenir de l’église de La-Résurrection. Étant au courant depuis plusieurs mois de cette situation, et membre actif de cette communauté, je me suis retrouvé à vivre en silence l’arrivée soudaine de cette nouvelle.

J’ai vécu déni, peur, incertitude, révolte, colère, etc. Malgré la pandémie, la persistance de l’offre, le profil de l’avenir rapproché et le temps m’ont amené à me poser la question suivante : quelle est la volonté de Dieu dans tout cela ?

Qu’est-ce qui est important pour moi, l’avènement du ROYAUME DE DIEU ou celui du matériel ? L’avènement de son ROYAUME doit-il passer par ce chemin de deuil, de perte potentielle ?

Je vous avoue que je n’ai pas la réponse, mais cette prise de position a ouvert mon coeur à accueillir ce chemin vers l’inconnu. Mon attitude est devenue celle de l’écoute de mes états d’âme, de la recherche de signes dans le présent. Elle est devenue aussi celle de l’abandon de mes positions fermées pour m’ouvrir à celle en devenir, toujours à la recherche de la vérité divine.

Mon souhait le plus profond est qu’ensemble, nous puissions entreprendre cette route de recherche de la vérité, que chacun accepte de mourir un peu à lui-même, pour renaître à la vie nouvelle. C’est spécial que la paroisse Saint-Paul ait à vivre cet événement en plein temps de Carême, temps où le Christ a passé par la mort pour renaître à la vie éternelle…

Qu’est-ce qui, dans ce monde, doit mourir pour faire place à la vie promise du ROYAUME DE DIEU ? Bonne RÉFLEXION !

Benoît Couture, membre de l’Équipe pastorale

Source : Infolettre Saint-Paul, 20 mars 2022


Commentaires extraits de la page Facebook de Mélanie Caron


Dernière mise à jour de cette page : 17 janvier 2023