Évangiles dominicaux

La Liturgie de l’Église nous présente, en ce 30e dimanche ordinaire, le dernier miracle que l’on peut lire dans l’Évangile de Marc. À lui seul, Marc en compte 17 dans son livre. Cette page d’Évangile est construite autour de deux images fortes : celle de la foule qui accompagne Jésus et celle de l’aveugle mendiant au bord du chemin. Les deux images offrent des contrastes saisissants. Je vais m’attarder sur la première image, celle de la foule, car il y a peut-être là un message, une catéchèse susceptible de nourrir notre foi.

Au début du récit, la foule qui accompagne Jésus forme une sorte d’écran protecteur autour de lui. Elle le protège des cris désespérés de l’aveugle mendiant, car la marche de Jésus vers Jérusalem ne peut souffrir d’être importunée par un mendiant. C’est du moins ce que la foule croit… Au lieu de permettre la rencontre avec Jésus, la foule s’évertue à faire taire l’aveugle mendiant. Toutefois, à l’appel de Jésus, observons comment la foule change radicalement de comportement : elle faisait obstacle, la voilà qu’elle facilite maintenant la rencontre ; elle tentait d’ignorer les cris du mendiant, la voilà maintenant qu’elle soutient l’aveugle dans son épreuve. Ce contraste saisissant dans l’Évangile de Marc est un enseignement précieux : il nous rappelle que, qui que nous soyons, nous avons été conduits à Jésus par l’intermédiaire de témoins. L’évangéliste Marc sait de quoi il parle, car il nous ressemble beaucoup. Comme nous, il n’a jamais vu Jésus et ce qu’il a appris de lui, il le tient du témoignage des apôtres et particulièrement celui de Pierre. Car, après la mort et la résurrection de Jésus, Marc a accompagné Pierre dans son oeuvre d’évangélisation.

Qui que nous soyons, l’évangéliste Marc inclus, nous avons été conduits à Jésus par l’intermédiaire de témoins. Rendons grâce à Dieu pour le rôle essentiel de ces témoins dans la transmission de la foi qui nous habite aujourd’hui ! Prenons conscience, en ce dimanche, du rôle essentiel que nous avons maintenant dans la transmission de la foi auprès de nos enfants, nos petits-enfants et de toutes les personnes qui croiseront notre route cette semaine. Bonne semaine !

Yvan, animateur paroissial

Évangile du dimanche 24 octobre 2021


L’Évangile de ce 29e dimanche du temps ordinaire met en scène Jacques et Jean qui font une demande à Jésus. Cette demande a le don de provoquer la colère et la jalousie des autres disciples, car plusieurs espéraient, en secret, avoir de bonnes places auprès de Jésus. Avec douceur et patience, Jésus reprend son enseignement sur le service. En toile de fond de cet évangile, on peut entendre deux questions que saint Marc adresse aux membres de sa petite communauté chrétienne.

« Le Fils de l’homme donne sa vie en rançon pour la multitude. » La « rançon », voilà un mot qui a changé de sens avec le temps. Aujourd’hui, quand on parle de rançon, on pense spontanément à une prise d’otage : la rançon étant la somme exigée par les ravisseurs. D’après des experts de la bible, dans la langue parlée de Jésus, les mots qui traduisent le mieux le mot rançon sont les verbes libérer, délier ou délivrer. Dans cette perspective, nous qui sommes baptisés en Jésus et qui marchons à sa suite, est-ce que nos paroles et nos gestes libèrent ou emprisonnent, ouvrent ou ferment les portes ?

« Les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. » Jésus exclut catégoriquement, dans la communauté chrétienne, un modèle de pouvoir à la manière du monde. Pour lui, le pouvoir doit prendre la forme du service. C’est intéressant, car Jésus s’approche du sens premier du mot autorité. Il est bon de se rappeler que le mot autorité vient du mot latin auctoritas, qui lui signifie faire pousser, augmenter, développer. Aujourd’hui, nous qui sommes baptisés en Jésus et qui occupons un poste d’autorité dans la famille, dans la paroisse, dans un comité ou au travail, est-ce que nos paroles et nos gestes développent et valorisent les personnes que nous côtoyons ?

L’Église n’est pas à l’abri des tentations du pouvoir à la manière du monde : elle ressemble parfois à Jean et à Jacques qui demandent à Jésus les meilleures places auprès de lui. Rappelons-nous qu’en dehors de la synagogue, le seul vêtement liturgique que Jésus a porté est le tablier. C’est une bonne nouvelle pour nous, car le tablier est à la portée de tous : jeunes et moins jeunes, hommes et femmes, prêtres et laïcs, président et pape. Bonne semaine !

Yvan, animateur paroissial

Évangile du dimanche 17 octobre 2021


La Liturgie de l’Église nous offre, en ce 28e dimanche du temps ordinaire, une page de l’Évangile de Marc qui a le don de créer un certain malaise. Au moment où Marc écrit son Évangile, sa communauté chrétienne, située à Rome, vivait en marge du célèbre empire où se côtoyaient l’extrême abondance et l’extrême indigence, un peu à l’image de nos grandes villes aujourd’hui. Dans cette perspective, on comprend mieux pourquoi saint Marc a retenu la rencontre de Jésus avec le jeune homme riche dans son livre. Il a vu dans cette rencontre un encouragement pour les siens. Mais voilà, nous vivons aujourd’hui dans une relative abondance qui n’a rien à voir avec la communauté de Marc. Comment est-il possible de répondre à l’appel de Dieu sans un total détachement par rapport aux richesses ? En toile de fond de son évangile, Marc nous offre une belle catéchèse où se dessinent deux précieuses mises en garde.

Notre monde accorde beaucoup d’importance à l’argent : il y a ceux qui en ont beaucoup et ceux qui voudraient bien en avoir. On n’a pas le choix, il faut de l’argent pour se nourrir, se loger, se vêtir et pour assurer notre avenir. Jésus n’a rien contre l’argent, sauf qu’il nous met en garde contre ses dangers potentiels : l’argent peut nous aveugler, durcir notre coeur et même, nous asservir. On a besoin d’argent, il nous en faut et on peut même s’en servir pour faire le bien. S’en servir, oui ! Mais pas le servir, ne pas se laisser asservir, se laisser conduire par lui. Mais il semble que l’argent ne soit pas le seul élément qu’il faut avoir à l’oeil pour marcher à la suite de Jésus. Comme il est difficile aux personnes riches de leur suffisance d’accepter de le suivre. Jésus nous appelle au dépassement. Pour le jeune homme riche, l’occasion de se dépasser c’est de se détacher de ses trop grands biens. Pour un autre, l’occasion de se dépasser, c’est d’être généreux, pour un autre, c’est d’être accueillant, pour un autre, c’est de faire preuve d’ouverture. L’important, nous rappelle l’Évangile, est de se libérer de ce qui nous enchaîne pour mieux suivre le Christ.

En lisant cet Évangile, on peut décider de tourner la page et passer à autre chose, de vivre la « simplicité volontaire », ou utiliser ce que l’on possède pour aider notre prochain. Personnellement, mon coeur balance toujours entre toutes ces options. Et vous ? Bonne semaine !

Yvan, animateur paroissial

Évangile du dimanche 10 octobre 2021


Le Nouveau Testament regroupe les textes fondateurs du christianisme. Depuis des siècles, il inspire les personnes en quête de sens et de spiritualité et a marqué la culture occidentale. Quelles sont les diverses images de Jésus et de Dieu qu’il transmet ? Comment lire et interpréter les 27 livres qu’on y retrouve ? Un parcours catéchétique très intéressant est offert gratuitement sur Internet par SOCABI où il est possible de progresser à notre rythme au gré des lectures et des vidéoclips. Voilà une belle occasion de vivre un ressourcement pendant la période du carême, une retraite pour nourrir le coeur et l’esprit.

Ouvrir le Nouveau Testament


Dernière mise à jour de cette page : 21 octobre 2021