Carême 2020

Solidarité avec Développement et Paix

Pendant le Carême, Développement et Paix – Caritas Canada, l’organisme de solidarité internationale de l’Église catholique au Canada, compte sur les collectes dans les paroisses pour venir en aide aux personnes les plus vulnérables dans le monde.  

Alors que la crise COVID-19 cause l’annulation des collectes en paroisses prévues les 28 et 29 mars 2020, les besoins de nos sœurs et de nos frères dans les pays du Sud s’intensifient. Votre soutien est essentiel! 

Nous traversons tous une période très incertaine en ce moment et pour beaucoup de gens, le don sera un défi. Cela dit, tout montant peut faire une GRANDE différence et nous permet d’avoir un véritable impact sur le terrain.

Trois options s’offrent à vous pour effectuer un don:

1)      En ligne : http://devp.org/donnez

2)      Par téléphone : 1-888-664-3387

3)      Par la poste : En faisant un chèque à « Développement et Paix » et en l’envoyant au
          1425, boulevard René-Lévesque O, 3e étage, Montréal, QC, H3G 1T7

Merci de votre grande générosité!


À l’occasion de la Semaine sainte et de la fête de Pâques, Mgr Luc Cyr, Archevêque de l’Église de Sherbrooke, adresse un message à l’attention des diocésains et des diocésaines.


Message de l’abbé Steve Lemay, curé de l’Unité pastorale La Croix glorieuse et prêtre modérateur de la paroisse Saint-Paul pour la Semaine sainte qui commence.


En Orient, bien avant la naissance de Jésus, on avait l’habitude d’accueillir avec faste et honneur des personnages illustres comme celui de la venue d’un roi dans une ville ou un village. On ouvrait alors pour lui une toute nouvelle route que l’on prenait soin de paver de fleurs et de branches d’arbres pour signifier le contentement et l’accueil chaleureux du peuple.  En ce dimanche des Rameaux, l’Évangile nous raconte que c’est de cette manière que l’on a accueilli Jésus à son entrée dans la ville de Jérusalem.  C’est dire toute la reconnaissance et l’admiration du peuple pour ce prophète hors du commun.  Nous connaissons bien la suite des événements qui ont marqué les journées de la semaine qualifiée de « sainte » : le repas d’adieu avec les apôtres (jeudi), la mort sur la croix (vendredi) et la résurrection au matin de Pâques (dimanche).

Avec la semaine sainte qui commence de manière inédite, nous sommes invités plus que jamais dans notre confinement obligatoire à ouvrir des chemins intérieurs, des chemins de foi et de prière pour accueillir dignement le Christ qui vient à notre rencontre. L’avons-nous oublié ? Le Christ ne cesse de venir à nous, dans l’ordinaire de notre vie :  un temps pour la prière personnelle ou familiale, une rencontre, un regard échangé, une écoute attentive, un mot d’encouragement, un service rendu, etc. Il nous faut donc, pour le recevoir dignement en cette semaine sainte, retrouver, réparer et même rénover nos chemins intérieurs, nos chemins du cœur.  Comment faire pour tracer ces chemins en nous et autour de nous ?  Tout d’abord en prenant soin de ceux et celles que Dieu met sur notre route en ce temps de confinement et en les aimant comme le Seigneur nous a aimés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux et celles que l’on aime.  Bonne semaine sainte, bon printemps spirituel !

Lise et Yvan, coanimateurs responsables de la paroisse


En ce cinquième dimanche du Carême, la Liturgie de l’Église nous offre le dernier des sept miracles que l’on peut compter dans l’évangile selon saint Jean.  La lecture de cet évangile pose spontanément une question importante.  Quelle est la différence entre la résurrection de Lazare et celle de Jésus qui suivra quelques jours plus tard ?  Plusieurs théologiens et exégètes sont d’avis que la réponse à cette question se trouve dans les nombreux signes qui jalonnent l’évangile. Car à l’avis de ces gens bien informés, l’évangéliste offre ici une belle catéchèse qui évoque autant la résurrection du Christ que celle de Lazare.

Parmi les nombreux signes que l’on trouve dans l’évangile, il y en a au moins un qui devrait attirer notre attention.  À Béthanie, le tombeau est fermé et Lazare est toujours prisonnier de ses bandelettes et du linceul qui couvraient son corps.  D’ailleurs, c’est Jésus qui ordonne qu’on le délit et qu’on le laisse aller.  Au matin de Pâques, le tombeau est ouvert et vide, le linceul et les bandelettes qui recouvraient le corps de Jésus sont retrouvés rangés soigneusement. Ces petits détails suggèrent que Jésus, contrairement à Lazare, s’est définitivement détaché des liens qui le retenaient à la mort : la résurrection de Jésus est totale alors que celle de Lazare ne l’est pas.  Voilà une Bonne Nouvelle, voilà une catéchèse que nous pouvons lire de cet évangile :  baptisés en Jésus, nous sommes appelés à passer de la mort à la vie, définitivement et totalement.

« Déliez-le et laissez-le aller ! » nous dit Jésus.   Il y a dans notre vie de ces liens, de ces carapaces, de ces blindages que nous installons pour nous protéger de l’autre et qui nous ligotent vers le fini plutôt que l’infini, vers le visible plutôt que l’invisible, vers la mort plutôt que la vie.  Déliez et laissez aller, voilà notre tâche de baptisé(e).  Une tâche que nous avons à accomplir d’abord en nous-mêmes et ensuite avec ceux et celles qui nous entourent.  Que cette cinquième semaine du Carême vécue en confinement obligatoire soit une occasion propice à la réflexion et à la méditation sur le sujet.  Bonne semaine, bon printemps spirituel !

Lise et Yvan, coanimateurs responsables de la paroisse


Au temps de Jésus, la maladie a longtemps été perçue comme une malédiction : une punition de Dieu. Les aveugles, les handicapés, les lépreux et ceux atteints de toutes sortes de maladies se voyaient exclus de l’Amour de Dieu.  L’évangile de ce 4e dimanche du Carême présente Jésus brisant définitivement cette vieille conception d’un amour sélectif de Dieu.  Toutefois, l’évangéliste ne s’arrête pas là dans son enseignement.  En guérissant l’aveugle de sa cécité, il laisse entendre que cet homme ne retrouve pas seulement l’usage de ses yeux.  Par son geste bienveillant envers l’aveugle, Jésus lui permet de voir plus loin, de voir ce que les yeux ne peuvent voir.  Semblable à la lumière qui éclaire et qui guide nos pas dans la nuit, le Christ est capable d’éclairer la route de notre humanité parfois semée d’embûches et de zones ombragées.  Sa façon de voir la vie éclaire et inspire notre façon de vivre notre vie ici bas.  Cette lumière nous a été transmise dans la foi par nos parents dès notre tout jeune âge comme un précieux héritage.  Ne soyons pas gênés de puiser à même cet héritage cette semaine.  Bonne semaine de Carême, bon printemps spirituel !


Nous voici de nouveau entrés dans le carême.  Quarante jours pour nous préparer à Pâques, pour retrouver le bonheur de la prière, pour réentendre l’appel au partage, pour approfondir notre relation avec Dieu et avec les autres.  Les lectures évangéliques  du carême, cette année, sont celles que l’Église propose depuis toujours aux catéchumènes, c’est-à-dire aux personnes qui demandent le baptême.  Pour plusieurs d’entre nous, le carême évoque un temps de privations, de mortifications, de sacrifices.  Mais cette année, comment allons-nous marquer cette période qui va s’étendre jusqu’à Pâques ?  Nous priver de desserts, de friandises, d’Internet ?  Il nous est proposé cette année de grandir dans la foi.  Voulons-nous faire grandir notre relation avec Dieu ? Heureusement, nous ne grandissons pas seuls dans la foi, mais avec les autres.  Tout ne repose pas sur nos épaules; si notre foi a tendance à perdre de sa vigueur, nous pouvons compter sur le soutien de notre communauté chrétienne, de notre paroisse.

À compter du mercredi 26 février 2020, les chrétiens entreront dans la période du carême.  Il est bon de se rappeler que le mot carême vient du latin quadragesima qui veut dire quarante.  Dans la bible, le nombre 40 revêt une importance toute particulière.  C’est le nombre symbolique des temps de préparation : le peuple juif séjourne 40 ans dans le désert avant d’entrer dans la terre promise, et Jésus, à son tour, passe 40 jours au désert avant de commencer l’annonce de la Bonne Nouvelle.  Encore pour nous aujourd’hui, ce nombre a une valeur symbolique : on n’hésite pas à placer en quarantaine une personne infectée par un virus.  Ce nouveau carême sera l’occasion de revivre ensemble le passage de l’hiver au printemps, le passage de la mort à la vie, sous le regard de la personne et du message de Jésus.  Bon carême, bon printemps spirituel !


Ensemble, grandir dans la foi
Nous sommes aimés de Dieu et appelés à témoigner

C’est le projet d’une vie, une œuvre jamais achevée que celle de grandir dans la foi ! Qui peut prétendre s’appuyer sur une foi parfaite ? Objectif et moteur de notre cheminement chrétien, la foi déploie sa force dans notre faiblesse, humble ouverture à l’œuvre de Dieu. Nous n’avons jamais fini de revisiter notre histoire, afin d’y découvrir l’amour de Dieu à l’œuvre.

Le temps du carême est toujours une belle occasion pour faire le point sur notre engagement à la suite du Christ, pour nous réapproprier les moyens de vivre concrètement l’Évangile et nous ressourcer en nous plongeant au cœur du mystère du Christ. Tout au long du carême, nous portons cette question : suis-je prêt à aller plus loin avec Jésus, à lui faire confiance et à m’abandonner à Lui et à son œuvre dans la foi ?

Afin de nous aider dans ce discernement spirituel, l’Église nous propose des outils traditionnels, mais toujours aussi actuels : la prière, le jeûne et le partage. S’ils comportent une dimension de sacrifice, ces moyens d’approfondir notre foi sont surtout des opportunités d’offrir toute notre personne, dans une plus grande attention à Dieu et aux autres. C’est ainsi que nous pouvons redécouvrir le sens profond de notre foi : par la mort et la résurrection de Jésus, l’amour de Dieu a vaincu la mort et nous a apporté le Salut ! En suivant le Christ dans l’offrande qu’il fait de lui-même, les renoncements et les dépouillements deviennent source de vie éternelle.  Plus Dieu occupe de l’espace en nous, plus nous pouvons témoigner de son amour et plus la vie triomphe ! Il faut cependant nous laisser désencombrer de tout ce qui fait entrave à l’œuvre de l’Esprit, créer de l’espace en nous et dans notre horaire pour la rencontre avec Dieu, pour l’accueil de l’autre et de ses besoins. Jeûner, prier et partager, afin de nous centrer sur l’essentiel : l’amour de Dieu que je peux goûter en moi, dans la rencontre de mes frères et sœurs et dans la contemplation.

Nous sommes aimés de Dieu et appelés à être témoins de son amour pour le monde. Cette conviction ne cessera jamais de nous faire grandir dans la foi ! Pendant ce carême, les célébrations de nos communautés mettront l’accent sur la profession de foi, que nous proclamerons sous la forme baptismale, le regard fixé sur la croix. N’oublions pas de prier les uns pour les autres et de choisir des moyens de partager de notre temps, de nos talents et de nos ressources. Bon carême, bonne croissance dans la foi !

 Steve Lemay, prêtre modérateur de la
charge pastorale de la paroisse Saint-Paul


À l’église Saint-Roch, le toujours dévoué Guy Bédard a réalisé une magnifique illustration du thème du Carême 2020. «ENSEMBLE, GRANDIR DANS LA FOI».